Pleine conscience et conscience sophronique

Dernière mise à jour : 20 sept.

Pratiquer la pleine conscience

En se centrant sur les ressentis de l’instant, la pratique de la sophrologie permet de développer la pleine conscience.

Cependant, si elle fait écho à cette notion centrale de la méditation, son approche est légèrement différente puisque la sophrologie cherchera, sans nier l’état ou les ressentis du présent, à développer et se concentrer sur des ressentis positifs, les accroître et les rendre plus accessibles dans l’immédiat et au quotidien.

Voyons plus en détail ce qui lie et différencie les principes de pleine conscience et de conscience sophronique.


La pleine conscience c’est quoi ?


La pleine conscience c’est tout simplement savoir appuyer sur pause pour observer et vivre pleinement le moment présent. Il s’agit de s’imprégner de son environnement, des sensations physiques et des sentiments en temps réel, sans chercher à les modifier.

L’attention est alors centrée uniquement sur la nature du rapport au moment, de façon totalement neutre, sans jugement, sans volonté d’initier un changement.

La fuite constante de l’esprit dans les pensées futures (positives ou négatives) ou dans celles du passées (chargées des croyances, des acquis, des freins) est mise entre parenthèses pour habiter pleinement le présent.


Pratique et intérêt de la pleine conscience


Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la pleine conscience n’invite pas à faire le vide ; c’est une pratique active qui demande de se concentrer sur les ressentis dans tout le corps et l’esprit, en passant notamment par la respiration, sans chercher à les analyser, simplement à les percevoir et à les accueillir.

En se focalisant sur l’expérience en cours, dans l’action ou l’inaction, le moment est vécu pleinement, dans la conscience de soi. Au fil de la pratique, la pleine conscience permet ainsi de modifier notre rapport au présent en l’habitant réellement, de travailler la connaissance de ses mécanismes, la reconnaissance de ses sentiments, des effets réels des expériences vécues. Aussi, en donnant toute sa place au présent, elle facilite la prise de recul, la sérénité, faisant évoluer notre relation et notre vision du passé et du futur.


Pleine conscience vs. conscience sophronique


La conscience sophronique est parente de la pleine conscience car elle s’arrête sur l’observation du moment présent pour l’habiter complètement.

Cependant, à la différence de la méditation, la Sophrologie conduit, par l'intermédiaire de la détente musculaire et la suggestion mentale, à un état de bien-être pour focaliser son attention sur les ressentis et pensées positifs induits lors de la séance.

Elle ne cherche pas à renier les troubles vécus, mais à faire naître un mieux être en découvrant ou redécouvrant ses capacités / ressources personnelles à expérimenter des ressentis positifs au quotidien et à se centrer sur eux.

Le sujet se réapproprie son corps au présent, dans la détente, et observe ses capacités à accueillir le positif pour (re)découvrir et booster toutes ses ressources personnelles.

La pratique régulière de la Sophrologie permet ainsi l’atteinte d’une conscience harmonieuse, guidée par la pensée positive, au présent, sans les filtres trompeurs des pensées limitantes.


Sources : Christophe André - Méditer jour après jour